La Frusta Letteraria - Rivista di critica culturale on line
 La Société du spectacle » cinquième !
   En 1967, La Société du spectacle paraît chez Buchet-Chastel sous le nom d'un inconnu. « Les troubles de 1968 l'ont fait connaître », écrit Debord vingt- cinq ans plus tard. Lesdits troubles l'ont autant fait méconnaître. Le livre sort en poche. Entre-temps, sa troisième édition s'est intégrée à la « Blanche » chez Gallimard. Les dévots se sont étouffés, les jean-foutre ont pesté, les caniches dégainent un peu de Tite- Live. Debord s'est chargé du spectacle et du style (sa vie d'abord, son usage du temps, son goût de l'ivresse), eux sont les pions. On ne leur demande rien, mais de leur niche, ils surveillent. Spectacle respecté jusqu'au bout. Drôle de destin des « situs ». « Le livre auquel je n'ai jamais changé un seul mot a été réédité dès 1971 aux éditions Champ libre, qui ont pris le nom de Gérard Lebovici en 1984, après l'assassinat de l'éditeur. » Debord ajoute : « Je ne suis pas quelqu'un qui se corrige. » Il a cette conscience frappée que produit la solitude, le rire indécidable qui tranche. Dans le doute, on admire (il n'en peut mais), on cite (le titre surtout : après ça se gâte), on évoque (spiritisme ancien), on s'approprie (c'est à la portée de tous), ou l'on condamne avec le même drapé qu'il met à mixer Machiavel, Clausewitz et Sun-Tse. La Société du spectacle est un livre qui rend intelligent. Ou pas. C'est un livre unique qui apprend beaucoup sur le temps qui l'a produit. Champ libre, on peut s'en faire une idée, rappelant simplement un de ses titres forts, Free Jazz / Black Power (Carles et Comolli, 1970). La couverture est de Reiser. Elle représente un Nègre hilare, le poing dressé. Il dresse à l'époque les cheveux des PC de tout poil (politiquement poilants et corrects).
    La couverture de La Société du spectacle, parlons-en. En 1971, c'est une carte du monde misant sur « l'Occident » traditionnel, selon les cotes admises, le reste sobrement en quatrième, Amérique latine rabiotée, Etats-Unis plastronnant. La couverture du Folio nouveau, tirée du Comparative Atlas par J. G. Bartholomew, aplatit l'image, simule une rotondité, restitue les proportions, focalise sur l'Europe. Couleurs rehaussées d'icelle et de l'Amérique du Nord. Le reste est orange. L'Amérique du Sud disparaît dans les limbes. Le secret du livre de Debord est là.
    Ce livre est une énigme, une évidence et un parti pris. Dire de La Société du spectacle que c'est un « livre-culte », c'est se fourrer le doigt dans l'astrolabe jusqu'à l'Equateur. C'est le livre le plus lu, qui l'aura été le moins, de ces trente ans. Il sert de cravate aux publicitaires, de bréviaire aux directeurs de chaîne et de pin's aux attachés de presse. Et alors ? Le mystère qui entoure Debord est drôle. On ne va pas s'attrister. Sa première phrase est celle-ci : « Et sans doute notre temps (...) préfère l'image à la chose, la copie à l'original, la représentation à la réalité, l'apparence à l'être. » Ce qui est « sacré » pour cette époque, ce n'est que « l'illusion », mais ce qui est profane, c'est la « vérité ». Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l'illusion croît, si bien que le « comble de l'illusion » est aussi pour lui « le comble du sacré ».
    Cette (belle) phrase, les bedeaux de Debord (un peu plus nombreux chaque soir ils finissaient des canons et des nuits dans les mêmes bistros, etc. , lui que si peu ont rencontré, cette belle phrase, ses possédés repèrent à peine qu'elle est de Feuerbach (préface à la deuxième édition de L'Essence du christianisme). S'ils s'en souviennent, ils ont un mal de chien à la raccorder. En dépit des malentendus, La Société du spectacle continue d'émettre. Le spectacle ? Une femme jeune, Cécile Guilbert, lectrice de Saint- Simon et des moralistes, le rappelle sous un titre net, Pour Guy Debord (« L'Infini » Gallimard) : le spectacle, « c'est le règne autocratique de l'économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l'ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne » (Commentaires sur la société du spectacle, 1988). Cette désintégration idéologique, en marge de Marx, Feuerbach et Sade, continue d'émettre. On ne peut plus la capter sans s'interroger sur ce qu'est le produit : un essai empathique, par exemple, à l'instant même où Régis Debray monte au créneau « à propos du spectacle » (dans Le Débat no 85, mai-août 1995). Très seul à se porter à hauteur de la pensée de Debord, sans intimidation ni réserve.
    Il respecte l'individu, son intégrité, son style et son courage. Il ne s'arrête pas à l'acte d'écrire. Il réagit en philosophe, compare et analyse il en a les moyens L'Essence du christianisme et l'essai de Debord. Au regard de l'acte d'écrire (la vie en jeu), il a tort, bien sûr, mais il a raison d'avoir tort. Les rêveurs rapides de Debord qui ne le lisent plus n'ont plus vraiment tort d'avoir plus ou moins raison. La dispute que suscite Debord est celle que l'on fait à Ornette, Dolphy ou Albert Ayler (« foutriquets ! », « génies ! »). Pour des raisons analogues : des raisons de temps et de vie du temps. Si l'on veut couper à l'ignorance (le parti des béats), à la stupeur (celui des ignorants) ou à la célébration (par ignorance béate), il faut aller au débat avec cette allégresse intime Debord en poche (1). Debord est en poche, Debray sur la table, Cécile Guilbert en miroir non réconciliable. Au boulot ! La gaieté de la pensée est la seule qui vaille la peine. Ce débat est un acte vital, La Société du spectacle un livre de vie qui continue d'émettre. Comme il avait le choix, Debord s'est donné la mort le mercredi 30 novembre 1994 à l'âge de soixante-deux ans. Ses cendres ont été dispersées au Vert-Galant.
   
FRANCIS MARMANDE


Sceneggiature, schede tecniche, contratti, riflessioni critiche sul cinema, il suo linguaggio, i suoi maestri: di tutto questo sono fatti gli scritti cinematografici di Debord qui raccolti, talora inediti in Italia, composti fra il 1952 e il 1990. Soprattutto, sono fatti di quella materia, sovversiva e scavata nella propria biografia, che è la coscienza critica e artistica di Debord. Dalle inquadrature sulla "micro-società provvisoria" di Parigi alle riflessioni sul tempo e l'avvenire, sempre mancati; dalla constatazione della ripetitività alienata del linguagggio, in cui "la serie delle parole si ricostituisce, e i gesti si riconoscono", al "paradosso del banditismo" in cui è costretto a vivere chi ha deciso di trasformare le regole del mondo ma si è escluso dalla partecipazione al gioco, per il fatto stesso di averlo inventato. Non voglio conservare nulla del linguaggio di quest'arte superata, se non forse il controcampo sulle idee passeggere di un'epoca. Sì, mi vanto di fare un film con qualsiasi cosa; e trovo divertente che se ne lamentino coloro che hanno lasciato fare qualsiasi cosa di tutta la loro vita." 

 

Indice:
"Guy Debord con(tro) il cinema", di enrico ghezzi;
"Hurlements en faveur de Sade" ;
"Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps" ;
"Critique de la séparation" ;
"La Société du Spectacle" ;
"Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu'hostiles, qui ont été jusqu'ici portés sur le film " La Société du Spectacle " ";
"In girum imus nocte et consumimur igni";
Note sparse dell'autore intorno a "In girum..." ;
Schede tecniche;
Contratti;
Con e contro il cinema;
Il cinema dopo Alain Resnais;
Asger Jorn - Guy Debord e il problema del maledetto;
Il ruolo di Godard;
Il cinema e la rivoluzione;
Allegati supplementari;
Bibliografia degli scritti di Guy Debord.


 <<< Guy Debord. Biografia e commento delle opere. Sito della diplomazia francese! (Che le feluche si occupino di letteratura in Italia sarebbe impensabile, che si occupino di un irregolare e di un estremista poi, fa intendere che cos'è  "le champ littéraire" (nozione di P. Bourdieu) nel sistema-Paese Francia!) 

<<< La société du spectacle
             Leggi il testo in  originale

I. La separazione portata a termine
  «Sicuramente il nostro tempo... preferisce l’immagine alla cosa, la copia all’originale, la rappresentazione alla realtà, l’apparenza  all’essere... Ciò che è sacro per esso, è soltanto illusione, ma ciò che è profano, diventa  verità. Meglio, il sacro cresce ai suoi occhi   man mano che diminuisce la verità e che l’illusione cresce, al punto che  il culmine dell’illusione è per esso il culmine del sacro»

L. Feuerbach (prefazione alla seconda edizione dell “Essenza del cristianesimo”) 

1.
Tutta la vita delle società nelle quali regnano le condizioni moderne di produzione si annuncia come un  cumulo immenso di spettacoli. Tutto ciò che era direttamente vissuto si è allontanato in una rappresentazione. 

2 .
Le immagini che si sono staccate da  ogni aspetto della vita si fondono in un corso comune, in cui l’unità di questa vita non può più essere ristabilita. La realtà considerata parzialmente si spiega nella sua unità generale come pseudo-mondo distinto, oggetto della sola contemplazione. La specializzazione delle immagini del mondo si trova, compiuta, nel mondo dell’immagine resa autonoma, dove il mentitore ha mentito a sé stesso. Lo spettacolo in generale, come inversione concreta della vita, è il movimento autonomo del non vivo. 

3 .
Lo spettacolo si rappresenta allo stesso tempo come la società stessa, come una parte della società, e come strumento d’unificazione. Come parte della società, è espressamente il settore che concentra ogni sguardo ed ogni coscienza. Per il fatto stesso che questo settore è separato, è il luogo dello sguardo abusato e della falsa coscienza; e l’unificazione che compie non è nulla di diverso che una lingua ufficiale della separazione generalizzata. 

4. 
Lo spettacolo non è un insieme di immagini, ma una relazione sociale tra persone, mediata  (médiatisé) dalle  immagini. 

5. 
Lo spettacolo non può essere inteso come l’abuso di una modalità della visione, il prodotto delle tecniche di diffusione massiva delle immagini. Esso è piuttosto una Weltanschauung divenuta effettiva,  tradotta in forme materiali. È una visione del mondo che si è oggettivata.
6. 
Lo spettacolo, compreso nella sua totalità, è allo stesso tempo il risultato ed il progetto del modo di produzione esistente. Non è un supplemento al mondo reale, la sua decorazione aggiunta alla fine. È il cuore dell’irrealismo  della società reale. Sotto ogni sua  forma particolare, informazione o propaganda, pubblicità o consumo diretto di intrattenimenti, lo spettacolo costituisce il modello presente della vita socialmente dominante. È la dichiarazione onnipresente della scelta già fatta nella produzione, ed il suo consumo aggiunto. Forma e contenuto dello spettacolo sono in modo identico la giustificazione totale delle condizioni e dei fini del sistema esistente. Lo spettacolo è anche la presenza permanente di questa giustificazione, come occupazione della parte principale del tempo vissuto fuori della produzione moderna. 





Les opinions les plus répandues sont exprimées par le troisième cas : vocable vide de sens (Franc-Tireur, Camus, etc.) et le premier cas : espion soviétique (Aspects de la France, Breton, G. Mollet, etc.). Cependant quelques personnes parmi nos correspondants soutiennent hardiment la deuxième éventualité : cadeau somptuaire. Il est donc inutile de s'attarder sur ce problème, aussi embrouillé que tous les problèmes que cette société feint de se poser. Et sur une solution aussi aveuglante que toutes les autres. 
Guy Debord
Scrittore, filosofo e  cineasta  francese (Parigi, 1931 - Bellevue-la-Montagne, Haute Loire, 1994). 

A 19 anni, Guy Debord  inizia l’attività letteraria all’interno degli ultimi movimenti dell’Avanguardia del secolo scorso. Aderisce infatti  al  lettrisme, il movimento di Isidore Isou. Nel giugno 1952 però con altri tre “lettristi”, fonda “L’Internazionale Lettrista”  (IL),  rompendo col movimento di  Isou nel novembre dello stesso anno, poco prima della pubblicazione del primo numero della rivista internazionale “Lettriste”, che diventerà in seguito “Potlach” dopo la fuoriuscita  di uno dei suoi membri nel 1954. 

Nel 1952, Debord gira la sua prima pellicola: “Hurlements en faveur de Sade” (Urla in favore di Sade). Siamo nell’epoca del recupero del Sade clandestino e della sua circolazione più o meno tollerata. Ma Debord diventa soprattutto il principale animatore di un movimento che si definisce rivoluzionario: “L’Internazionale Situazionista” (IS)  (e Situazionismo il suo credo estetico) che raccoglierà, dal 1957 al 1972, alcune decine di intellettuali dell'Europa, dell’ America e dell'Africa del Nord, fra cui artisti fuoriusciti  dal movimento “CoBrA”, che si attestano su  una “critica  totale del mondo esistente” (sistema politico, urbanistico, consumistico) per invertire l'ordine stabilito. Nel 1958 esce il primo numero della rivista dell’IS, diretto da  Debord, e l’ anno successivo, il libro “Memorie” scritto in collaborazione con il pittore Asger Jorn.

Irriducibile avversario della società borghese, Debord dichiara: « Fra le poche cose che so fare  con piacere e che ho sicuramente meglio saputo fare, è bere. Ho scritto molto meno della maggior parte degli scrittori, ma ho certamente bevuto di più della maggior parte di coloro che bevono ». Infatti, Debord ha scritto pochissimo: libelli, alcune annotazioni  sui suoi film, e soprattutto due smilzi volumetti: La Società dello spettacolo (1967), requisitoria  contro  le  merci e il denaro, che esercitò una grande influenza sul movimento del maggio '68  e  Commentari sulla società dello spettacolo(1988), dove  precisa le sue analisi. 
Nel 1984 in occasione dell'assassinio del suo amico, mecenate ed editore Gerard Lebovici, è presentato dalla stampa come un agente del terrorismo internazionale: Debord redigerà  le sue ragioni sull 'affaire Lebovici  in Considerazioni  sull'assassinio di G. Lebovici (1985).

Quest'uomo discreto, schivo, isolato - rifiutava le interviste ed è stato poco fotografato -, si svela nei  suoi libri autobiografici, Panégyrique (1989) e Questa cattiva reputazione (1993), dove dà qualche scorcio sul  suo modo di intendere e inerpretare la vita.

Guy Debord  in fin  dei conti ha denunciato con la stessa virulenza sia le derive del capitalismo che le  imposture del maoismo, accusato  l'impero dell'economia mercantile, previsto la corruzione degli stati democratici, divelto dal piedistallo  la statua di Sartre, annunciato la fine del comunismo e la nascita del nuovo corso  postsovietico.

Autore di pellicole d'avanguardia («Sur le passage de quelques personnages à travers une assez courte unité de temps», 1959 ; «Critique de la séparation, 1961 ; la «Société du spectacle», 1973 ; «Réfutation de tous les jugements», 1975 ; «In girum imus nocte et consumimur igni» , 1978 (dalla celebre frase palindroma), che hanno avuto scarsissima  circolazione nella stessa Francia e nessuna in Italia. 
A seguito dei fallimenti dei suoi film, Debord ne pubblica i dialoghi sotto il titolo di «Opere cinematografiche complete: 1952 -1978». Secondo la sua stessa  volontà, alle sue pellicole è vietata la diffusione; peraltro Debord ha scritto anche un volumetto Contro il cinema (1968).

Violenta requisitoria contro la società dello spettacolo del capitalismo maturo, il pensiero di Debord attinge alle categorie della critica marxiana della società, civettando qua e là con lo stesso frasario di Marx (come i teorici della “Scuola di Francoforte” ma a differenza di costoro egli si rivela  poco sensibile alle tematiche psiconalitiche); nei fatti Debord aggiorna e porta all’estremo il pensiero roussoviano (quello del Discorso sulle scienze e le Arti e la Lettera a d'Alembert sugli spettacoli) sul potere di perversione, sviamento e corruzione dello spettacolo come strumento di coercizione e di alienazione dell’individuo da parte del sistema. E come Rousseau ne soffre tutte le contraddizioni: non ultima quella di girare pellicole e di scrivere contro il cinema allo stesso modo in cui il grande Ginevrino denunciava coi romanzi e nei romanzi il potere corruttivo dei romanzi.

Guy Debord si è dato la morte il 30 novembre 1994.

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Esempio 1
"La società dello spettacolo": un libro di culto che non ha mai smesso di essere tale, apparso troppo in anticipo sui tempi per essere capito sino in fondo, più citato e saccheggiato che letto veramente. Scritto nel 1967, agli albori dell'era televisiva, ha intuito conlucidità agghiacciante che il mondo reale si sarebbe trasformato in immagini, che lo spettacolo sarebbe diventato "la principale produzione della società attuale". Comunismo e capitalismo, per Debord, erano solo due forme diverse di regime politico, uno basato sullo "spettacolare concentrato", proprio delle società totalitarie, e l'altro sullo "spettacolare diffuso" del consumismo. Ma anche questa bipolarità è stata sorpassata, come ha riconosciuto Debord nei "Commentari alla società dello spettacolo", scritti nel 1988: siamo entrati nell'epoca dello "spettacolare integrato": è la fine della storia, "il crimine perfetto" scrivono Carlo Freccero e Daniela Strumia nella prefazione, che "ha soppresso la realtà". 

Le 03 Février 1996
Le accuse alla "società dello spettacolo" di Debord ricordano quelle di Marcuse rivolte alla società ad una dimensione, indirizzate come sono  ad un "tutto repressivo", dove è difficile distinguere amministratori ed "amministrati", spiriti autonomi e masse eteronome: sono  un "predicato senza soggetto", ossia enucleano una critica  che indica gli schiavi ma non  i padroni: il mercato?, lo stato?, Enrico Ghezzi? Infatti il paradosso ultimo toccato in sorte a Debord è che  alle sue teorie si ispirano  in segreto alcuni celebri facitori di spettacoli, ossia i principali diffusori dello spettacolo medesimo  che in una sorta di metaspettacolo (che oltre ad essere metalinguaggio dello spettacolo è principalmente  spettacolo al quadrato)  intentano una critica allo spettacolo, facendolo. Come nel "sorite" del mentitore, essi dicono la verità mentre mentono, e mentono mentre dicono la verità.
Che potrebbe essere una bella trovata se non fosse principalmente un artificio logico
Alfio Squillaci

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L'abuso dell'epiteto "situazionista" e dell'assurdo termine "situazionismo"  deriva dall'aver posto l'accento solo sulla analisi debordiana dello spettacolo, a scapito del "savoir vivre", della sovversione della vita quotidiana, della psicogeografia e dell'Urbanismo Unitario, insomma di tutte le forme d'azione immediate e concrete approntate dai situazionisti.

Era inevitabile che "situazionista" diventasse un attributo vaghissimo; i cronisti culturali decisero poi di appiccicarlo a qualunque personaggio o corrente estetica le cui espressioni fossero abbastanza nichiliste da sembrare "estreme" e abbastanza spettacolari da permettere l'esercizio di un po' di massmediologia d'accatto. È stata così "situazionista" la programmazione di Italia 1 decisa da Carlo Freccero, è "situazionista" Striscia la notizia, era "situazionista" la TV-verità della Raitre di Guglielmi, è "situazionista" qualunque testo dallo stile schizo-epigrammatico, and so on.
Luther Blissett

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Perché "situazionismo"?

La virulenta polemica contro la "società dello spettacolo" è solo uno degli apporti teorici del movimento situazionista,  che ha tuttavia occupato la scena e messo in sordina i temi iniziali, come nota Luther Blissett in questo lucido saggio peraltro molto critico nei confronti del fondadore dell'Internazionale Situazionista. Infatti, il  pensiero di Debord fin dagli esordi  (Guy-Ernest Debord, Rapporto sulla costruzione delle situazioni... (1957), Nautilus, Torino 1989) si preoccupò di indicare modelli di savoir vivre, di sovversione della vita quotidiana, in situazioni alternative a quelle della società capitalistica matura. Riportiamo di seguito il brano di Luther Blissett che sintetizza brillantemente la proposta debordiana.

«Per quali motivi e per portare avanti quale programma si formò l'Internazionale Situazionista? Ben pochi di quanti sproloquiano di "situazionismo" saprebbero rispondere. Eppure è molto semplice: si trattava di COSTRUIRE SITUAZIONI, ossia "ambienti momentanei di vita, di qualità passionale superiore", per mezzo dell'Urbanismo Unitario (ne è un esempio la "teoria dei quartieri-stati d'animo, secondo cui ogni quartiere dovrebbe tendere a provocare un sentimento semplice, al quale il soggetto si esporrebbe con conoscenza di causa"), di una "nuova architettura" (che "giocherà sugli effetti d'atmosfera dei vani, dei corridoi, delle vie, atmosfera legata ai gesti che essa contiene") e infine dell'esplorazione psicogeografica dei siti ("osservazione attiva degli agglomerati urbani di oggi e fondazione di ipotesi sulla struttura di una città situazionista"). Lo scopo ultimo era "inventare giochi di una nuova essenza, ampliando la parte non mediocre della vita e diminuendo per quanto possibile i momenti nulli [...] La disfida situazionista al passare delle emozioni e del tempo sarebbe la scommessa di guadagnare sempre sul cambiamento, andando sempre più lontano nel gioco e moltiplicando i periodi commoventi". Per fare questo era necessario "opporre concretamente, in ogni occasione, ai riflessi del modo di vita capitalistico, altri modi di vita desiderabili; distruggere, con tutti i mezzi iperpolitici, l'idea borghese della felicità". Il tutto era riassunto nel détournement di un celebre motto marxiano: "Si sono interpretate a sufficienza le passioni: si tratta ora di trovarne altre". Tutto ciò era legato alla "certezza dell'aumento continuo e rapido del tempo libero, al livello delle forze produttive cui perviene la nostra epoca". Occorreva armarsi per "una battaglia del tempo libero [...] Oggi la classe dominante riesce a servirsi del tempo libero che il proletariato rivoluzionario le ha strappato, sviluppando un vasto settore industriale del dopolavoro che è un incomparabile strumento di abbrutimento del proletariato con sottoprodotti dell'ideologia mistificatrice e dei gusti della borghesia". Compito dei situazionisti, in definitiva, era "l'impiego di certi mezzi d'azione e la scoperta di nuovi, più facilmente riconoscibili nel dominio della cultura e dei costumi, ma applicati nella prospettiva di un'azione reciproca di tutti i mutamenti rivoluzionari" .

L'uso corrente e banalizzato del termine "situazionista" ha ben poco a che vedere con questo programma. Ma il termine ha potuto subire una banalizzazione perché, da un certo punto in avanti, l'I.S. stessa ha cessato di essere GLOBALMENTE situazionista, e la parola ha seguito la cosa nella sua involuzione».

Luther Blissett


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Lo spettacolo è il capitale giunto a un tale grado di accumulazione che diventa immagine. Guy Debord